Parution : 5 décembre 2015
POLITIQUE DE LA VILLE
Délibération n°15-605

Monsieur Le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs
Cette délibération traite de deux quartiers de Bron qui sont Parilly et Terraillon. Nous avons l’impression que depuis des années mais peut être est ce qu’une impression que l’on injecte régulièrement et de manière continue des millions d’euros dans ces deux quartiers malgré cela les problématiques demeurent et concourent à les stigmatiser.

Les raisons sont multiples et connues :
- Forte concentration de logements sociaux
- Personnes en grandes difficultés sociales concentré sur un même territoire
- Sentiment d’abandon des habitants (plus de commerce, de service de sante etc…)
- Délinquance, toxicomanie, zone de non droit
- Chômage
- Absence de mixité sociale, décrochage scolaire

Notre groupe est contre la construction massive de nouveaux logements sociaux comme vous le faites sur Terraillon, toutefois nous ne sommes pas opposés à une construction différenciée : logement collectif/pavillons de qualité pour attirer la classe moyenne, avec des allées dédiées à l’accession sociale comme en son temps sous jean jack Queyranne lors de la réalisation de la ZAC du quartier du fort ou il a d’abord dé densifié par rapport au projet initial puis diversifier les produits.

Concentrer les personnes en grande difficultés sociales, à terme c’est la ghettoïsation qui s’installe et cela rend inopérant les actions mises en œuvres et interroge quant au volume des sommes engagées.

Au moment d’approuver ce contrat de ville métropolitain 2015-2020
Monsieur le Maire bons nombres d’interrogations se posent :
- A Quand une réelle mixité sociale dans les quartiers afin de ne plus voir certaines classes où 80% des élèves, ne comprennent pas, ou ne parlent pas ou mal le français et ne maitrisent pas sa lecture.
- Les collèges de Bron ont perdu leur excellence aux résultats du brevet des collèges et sont en bas de tableau de la métropole ! (pour exemple le collège Théodore Monod est passé de la 3ème à la 104 ème place en 5ans)
- Qu’en est-il des commerces qui ferment les uns après les autres à Parilly. Malgré la caution culturelle de pole pik et la médiathèque, à ce jour, ils ne donnent pas l’impression d’impulser une dynamique spécifique sur le quartier.

A quand une réelle politique de sécurité dans notre ville avec une police municipale armée travaillant conjointement avec la police nationale 24h /24h avec l’aide d’une vidéo surveillance avec mémoire d’images afin de faciliter les enquêtes, cette technologie est un outil indispensable aujourd’hui, l’actualité le confirme chaque jour. Les habitants des quartiers ont droit à la tranquillité, à la sécurité et sont exaspérés par la délinquance, le trafic de stupéfiants aux yeux de tous, les rodéos et l’été des rues bloquées par des piscines sauvages alimentées par les bouches d’incendie. Il y a aussi le prosélytisme religieux sur ces quartiers qui met la jeunesse fragile en danger

Qu’en est-il de la faisabilité d’une maison de santé suite aux réunions avec les médecins libéraux de Bron. Il y a une prise de conscience qu’un grand nombre de médecins généralistes et spécialistes cessent leur activité suite a leur départ en retraite et qu’il y a par ailleurs une augmentation significative de la population dont Terraillon avec la forte densité de logements sociaux. Le weekend end, les seules alternatives pour se soigner sont les urgences déjà très saturées et la maison médicale de Decines.
En ce qui concerne la santé mentale, monsieur le maire vous qui devez certainement siéger au conseil de surveillance de l’hôpital du Vinatier ou en est le partenariat autour de la santé mentale entre l’hôpital et la commune ?

Le quartier de Terraillon est parti en déshérence il y a un peu plus de 20 ans quand un propriétaire a vendu son parc de logements à des personnes ayant droit pour les uns à beaucoup d’aides mais, n’ayant pas les ressources pour entretenir leur copropriété et à des marchands de sommeil qui ont amené une population encore plus en difficultés et la ghettoïsation s’est installée insidieusement. Dans le cadre de l’ANRU, vous apportez une réhabilitation à ces logements mais pour autant la population ne se renouvelle pas car vous ajoutez à cet existant du logement social en masse ; les réalisations de Alliad sur la route de Genas avant et après la station de lavage l’attestent, mais aussi sur le secteur Brossolette.

Sur Parilly, mettre du 1% patronal, c’est mettre une autre forme de logements sociaux qui ne contribuent pas à développer la mixité sociale.
Mr François Pupponi, président de l’ANRU, déclarait le 29 janvier 2015, que l’objectif de l’Anru est précisément de « casser l’apartheid et de faire la mixité sociale ». Il y a là un décalage entre le discours parisien et la pratique en province qui nous interroge ; Aussi nous nous abstiendrons.

- Dans la rubrique : Nos Élus/ Stéphane GENIN
Stéphane GENIN
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