Parution : 9 octobre 2019
BRON | CONSEIL MUNICIPAL
Information complémentaire du Progrés
Une instance agira pour la santé mentale des jeunes

Majorité et oppositions partagent le constat français d’une « psychiatrie, parent pauvre de la médecine ».
Pour le groupe « A Bron tout nous rassemble », la création d’un conseil local de santé mentale est « un pansement sur une hémorragie ouverte », tant l’hôpital public souffre de carences.

Le conseil municipal a approuvé, lundi 7 octobre, la création d’un conseil local de santé mentale (CLSM). « Le CLSM permet une approche locale et participative concernant la prévention et le parcours de soins », indique Viviane Lagarde, adjointe déléguée à la Solidarité. A la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), la Ville de Bron et le centre
hospitalier le Vinatier vont signer une convention de partenariat pour établir le fonctionnement du conseil local (lire par ailleurs). Le futur CLSM de Bron sera « une extension du périmètre du dispositif existant à Villeurbanne ».
« Le parent pauvre de la médecine »

Les deux communes se partageront un poste de coordinateur (70 % à Villeurbanne, 30 % à Bron) porté par l’hôpital. Ce CLSM travaillera en particulier sur la santé mentale des adolescents et jeunes, il engagera « des actions d’amélioration de l’accès et du maintien dans le logement et l’emploi », selon les termes de la convention. L’instance aura un autre but : « Faciliter la continuité des soins et l’accompagnement social et médico-social, et leur coordination ».
Les élus d’opposition « A Bron tout nous rassemble » approuvent l’esprit de cette délibération mais se sont abstenus.
Stéphane Genin estime que c’est « un pansement sur une hémorragie ouverte. La médecine et les hôpitaux vont mal mais en plus la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine [...] Avant tout redéploiement de personnel soignant, même pour une raison aussi noble que le CLSM, dans un premier temps il faut combler les postes non pourvus dans les services (hospitaliers) ».
Son colistier Bernard Justet a rappelé que « faute de moyens depuis des années, il faut en moyenne, suivant les secteurs, un an d’attente pour obtenir un rendez-vous en centre médico-psychologique, voire des hospitalisations qui peuvent être différées faute de lits ».
« Nous n’allons pas régler le problème (N.D.L.R. : de la psychiatrie) en effectuant un transfert de charge qui n’en est pas un », répond Françoise Pietka, adjointe aux Relations avec les citoyens.
Pour sa part, Nicolas Cristin (indépendant) invite à « regarder, avec le concours d’autres collectivités, les synergies à mettre en œuvre pour pouvoir réajuster notre périmètre d’intervention car c’est un sujet... qui méritera toutes nos attentions et investissements... »
Viviane Lagarde, qui siège au conseil de surveillance du Vinatier , se dit « consciente des drames que vivent les soignants. Je considère que tout ce qui peut être fait en local en matière de prévention et d’accompagnement est une forme d’acte de résistance... À nous de prouver qu’on peut aussi contribuer à un mieux-être. Ce ne sera pas la panacée, mais tout ce qu’on peut faire, on le fait ».

La genèse du projet
La convention spécifie que « la Ville de Villeurbanne s’est engagée dès 2014 dans la mise en place d’un conseil local de santé mentale. Une convention actant cette création et le recrutement d’un coordonnateur a été signée la même année, entre le directeur du centre hospitalier le Vinatier et le maire de Villeurbanne. L’Agence régionale de santé s’est engagée au versement d’une subvention pour le financement du poste (39 000 € annuels). Au regard
des besoins en santé mentale des communes alentour, et plus particulièrement ceux de la ville de Bron - qui a déjà développé de nombreuses actions en matière de santé, notamment au travers de son atelier santé ville -, l’ARS a souhaité mutualiser l’ingénierie existante (poste de coordination) pour créer un CLSM... » Le coordinateur devra réaliser un diagnostic de territoire.
Budget
- 39 000 € annuels de l’ARS
- S’ajoutent, en prévision pour 2019, 5 000 € de la part de Villeurbanne et 1 000 € de Bron.
- Le budget prévisionnel 2020 est de 5 000 € de Villeurbanne et 2 000 € de Bron (année pleine). Selon la convention, « les deux communes recevront du centre hospitalier un avis annuel de sommes à payer.

Sabrina MADAOUI-TERNEAUD

Article en ligne du Progrés
- Dans la rubrique : Nos Élus/ les conseils Municipaux/ Conseil du 7 octobre 2019
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