Parution : 9 octobre 2019
Affaires sociales délibération n°7

Conseil Municipal du 7 octobre 2019
Bernard Justet
Conseiller Municipal
Affaires sociales 7.

Madame, Monsieur,
Nous interviendrons à deux voix sur cette délibération dans le respect du temps imparti.

Cette convention de partenariat d’un Conseil Local de Santé Mentale Bron/Villeurbanne n’est pas un dispositif récent chers collègues.
En effet, les CLSM ont été impulsés par la loi connue sous l’expression Hôpital/patients/Santé/Territoire dite aussi loi Bachelot. « 2009 ».
Il faut également rappeler l’importance de la politique de la ville et des ateliers santé ville dans la genèse des CLSM en France. Si Me Guillemeot n’était pas absente, elle pourrait conforté mon propos.
Pour mémoire Bron avait son atelier santé ville dans les années 2000 pour y avoir siégé.
Nous tenons à préciser que la naissance de ce Conseil Local de Santé Mentale va se faire dans un contexte ou la psychiatrie est en situation de crise sans précédent, ce qui va impacter ses actions dont celle majeure sur le parcours de soins.
En effet, faute de moyens depuis des années, il faut en moyenne suivant les secteurs un an d’attente pour obtenir un RV en Centre Médico- Psychologique dit CMP, voir des hospitalisations qui peuvent être différées faute de lits...
L’objectif de faciliter l’accès aux soins et l’inclusion sociale des habitants en souffrance psychique dans un tel contexte va faire pschitt ! L’article du Progrès d’il y a quelques jours sur le bilan d’un CLSM d’une ville voisine explicite ce que je dénonce ce soir.
Pour étayer mon propos, je m’ appuis sur les conclusions de la commission des affaires sociales de l’assemblée nationale qui a lancé en avril dernier une mission d’information sur l’organisation territoriale de la santé mentale.
Les rapporteures ont constaté je cite "L’organisation territoriale de la santé mentale est tout à la fois inefficiente et inefficace. Il en résulte une prise en charge des patients catastrophique. [...] La filière psychiatrique, et en particulier la psychiatrie publique, est au bord de l’implosion et la sur-occupation des lits est un fléau pour les patients comme pour les soignants.
Mes et Mrs les élus, il est important de rappeler cette situation dramatique en soutien aux personnes malades, leurs familles, les aidants et les soignants au sens large.
C’est pourquoi nous nous abstiendrons sur cette délibération au regard de l’absence de moyen de l’Etat.
Je vous remercie de votre attention.

- Dans la rubrique : Nos Élus/ les conseils Municipaux/ Conseil du 7 octobre 2019
Bernard JUSTET
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